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SOUS-TRAITANCE : Faire ou « faire-faire » ?

Vais-je « faire » ou « faire-faire » ? Que ce soit dans le cadre d’un projet ou pour répondre à un besoin opérationnel, les décideurs se posent tous la même question ! Un choix d’importance qui conditionne l’utilisation des ressources et influence les résultats de l’entreprise…

Il est souvent naturel de faire appel à des experts externes pour des questions de droits, de finance ou de communication, quand d’autres tâches sont dévolues à l’interne. Seule la parfaite connaissance de son entreprise et de ses besoins d’affaires, combinée à une évaluation de la manière la plus rentable de les combler, permettent de bien départager les situations où le décideur a un avantage à « faire », de celles où « faire-faire » apparaît comme la meilleure solution.


Deux options !
Comment prendre cette décision ?
« Faire-faire » : le choix de l’économie française ?
Bien choisir son prestataire


   
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Deux options !

« Faire » implique de conserver à l’interne la réalisation des travaux… Pourquoi ? Soit votre entreprise dispose des ressources matérielles, financières et humaines, soit l’expertise hautement spécialisée recherchée s’avère difficile à trouver sur le marché.
« Faire-faire » induit la sous-traitance. Généralement, le sous-traitant retenu effectue les travaux et livre les produits à partir d’un cahier des charges, comme un plan, transmis par le donneur d’ordre. Pourquoi ? Soit l’expertise en interne n’est pas disponible, soit les économies d’échelles et les objectifs de qualité y sont mieux accomplis, soit l’entrepreneur souhaite se concentrer sur son cœur de métier et se dégager des processus à faible valeur ajoutée, comme dans le cadre de la sous-traitance industrielle.



Comment prendre cette décision ?
Choisir entre l’une ou l’autre option demande de la préparation et une évaluation des options envisagées. Cela nécessite d’abord de formuler le besoin d’affaires, de fixer des objectifs réalistes, de préciser les attentes et de définir l’échéancier. Ainsi pourvu, l’entrepreneur dispose d’une bonne connaissance de la situation actuelle qui est la base de comparaison des options retenues et de mesure des résultats. En allant vers l’option « faire-faire », l’entrepreneur enclenche un processus d’acquisition pour connaître la meilleure offre disponible sur le marché et répondant au mieux à ses besoins, via :
- la recherche de fournisseurs disponibles sur le marché,
- la rédaction du document d’appel d’offre,
- l’invitation des fournisseurs à soumissionner,
- la comparaison du contenu des offres de services et des prix.
De toute façon, les besoins de chaque entreprise sont uniques, aussi les décisions de chaque entrepreneur le seront tout autant ! Aussi, pour départager objectivement l’option la plus avantageuse, une grille d’aide à la décision s’avère un outil indispensable ; conçue à partir de critères propres et évaluée selon les priorités de chaque entrepreneur, leurs objectifs et les caractéristiques du secteur d’activités. Les critères sont alimentés par les résultats d’une analyse des besoins, d’une étude coûts/bénéfices, d’une évaluation des avantages, des inconvénients, des impacts et des risques, et par les résultats du processus d’acquisition ! Quoi qu’il en soit, la décision de « faire » ou de « faire-faire » est sensiblement la même, quelle que soit la taille de l’entreprise… Elle prendra quelques jours à une petite structure, jusqu’à plusieurs mois pour une grande entreprise.


« Faire-faire » : le choix de l’économie française ?

Les entreprises françaises en ont bien conscience, dès lors qu’un processus de production peut se décomposer en plusieurs étapes distinctes, une ou plusieurs de ces phases sont théoriquement externalisables. De fait, la sous-traitance industrielle est présente dans les secteurs les plus variés : chaudronnerie, fonderie, décolletage, plasturgie… L’externalisation industrielle permet à l’entreprise d’alléger ses coûts fixes (investissements matériels, salaires, matières premières…) au profit des coûts variables plus proches de ses besoins réels. Elle permet également de reporter sur le sous-traitant le risque industriel et financier. Les techniques de fabrication étant de plus en plus pointues, les sous-traitants industriels spécialisés deviennent incontournables. C’est le cas notamment pour la commande de pièces spéciales sur mesure (à façon) autour de la plasturgie, du métal, du caoutchouc… Où, via un plan, les donneurs d’ordre font réaliser des pièces qu’ils n’auront plus qu’à intégrer dans leur processus de production. Un modèle qui séduit l’industrie française, comme le démontre les chiffres de l’activité économique.

Ainsi, malgré les chiffres de 2005 un peu décevant, la reprise de 2004 se poursuit. En effet, la progression s’adjuge à +2,99 % pour les entreprises de 20 salariés et plus, un bon chiffre (bien qu’en léger retrait par rapport à 2004 - +3,6%), avec des facturations des secteurs spécialisés dans la sous-traitance industrielle (plus de 33 000 entreprises en France ayant un effectif de plus de 560 000 salariés) s’élevant à plus de 73 milliards d’euros. Le tout dans un climat optimiste, car malgré la hausse du prix des matières premières et la difficulté pour les sous-traitants de répercuter ces coûts, les activités de sous-traitance devraient connaître en 2006 une nouvelle croissance de 2 % en volume (soit 3 à 4 % en valeur).

 

Bien choisir son prestataire

On le voit, la sous-traitance a le vent en poupe. Chaque industriel ayant bien conscience des atouts générés par cet appel à l’extérieur. Encore faut-il choisir judicieusement son prestataire.
Pour cela, quelques critères sont importants :
- la qualité du produit, pour tout ce qui concerne la conformité du produit au cahier des charges, ainsi que le processus de fabrication mis en œuvre,
- le critère « qualité-délai », qui concerne la capacité à respecter les délais de livraison et à travailler en flux tendus et le respect de la tolérance zéro dans les quantités livrées,
- la pérennité de la relation, avec la solidité financière du preneur d’ordre, l’évaluation de son portefeuille clients étant en la matière un bon élément d’appréciation de sa dépendance vis-à-vis des donneurs d’ordre.
De plus, au niveau du contrat de sous-traitance, quelques points clés sont à surveiller :
- les contrôles qualité, qui doivent être pris en compte dès la phase contractuelle, en définissant les différents contrôles de la qualité du produit et les mesures à prendre en cas de problème (chez le sous-traitant contrôle lors du processus de fabrication, en tenant compte de la qualité des matières premières, ainsi qu’un contrôle final pour valider la conformité ; chez le donneur d’ordre, à réception de la marchandise),
- l’engagement de confidentialité, le sous-traitant devant ne pas divulguer des informations sensibles auprès, notamment, d’autres clients,
- la garantie de continuité qui s’applique si le prestataire n’est pas en mesure de remplir ses engagements, il doit dans ce cas, permettre à un autre sous-traitant d’assurer la production, notamment par la fourniture de documents techniques nécessaires à la prestation.

« Faire » ou « faire-faire » ? Chaque entreprise possède en elle la réponse à cette problématique… Face à cela, l’importance de l’offre de sous-traitance offre de nombreuses perspectives…