| Sous-traitance : Qu’apporte la croissance ? |
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Pour répondre à une croissance en hausse, les entreprises industrielles augmentent davantage leurs achats auprès de leurs sous-traitants et fournisseurs que leur production propre. Elles se recentrent sur leur « cœur de métier », en privilégiant le recours à la sous-traitance et les achats dits « sur catalogue » (produits semi-finis). Deux modes d’acquisition de biens qui sont plus complémentaires qu’en réelle concurrence.
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| Développer les achats au détriment de la production en interne |
| Privilégier son « cœur de métier » |
| Sous-traiter pour accroître ses capacités de production |
| Qu’est-ce que la sous-traitance ? |
| Responsabilité juridique |
| Développer les achats au détriment de la production en interne |
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Dans le cadre d’une croissance économique, comme celle que nous avons connu entre 1996 et 2000, on note que les gains dus à l’activité propre des firmes progressent moins que les consommations intermédiaires. Ainsi, durant cette période, la croissance de la production ne s’explique que pour un cinquième de la valeur ajoutée ; l’augmentation des achats sur catalogue a assuré plus de la moitié de la croissance, celle de la sous-traitance industrielle y a contribué pour un dixième.
Le renforcement du rôle des consommations intermédiaires dans le processus de production n’est dû ni à l’inflation, ni même à une augmentation plus rapide du prix des consommations intermédiaires par rapport à celui de la production. Le contexte de croissance, que nous connaissons aujourd’hui, et la stabilité des prix nous laissent à penser que ce schéma pourrait bien être encore à l’ordre du jour.
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| Privilégier son « cœur de métier » |
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Le besoin croissant d’apports extérieurs est bien réel, mais il n’est pas nouveau. Les chefs d’entreprise poursuivent, depuis le milieu des années 80, une stratégie de recentrage sur le « cœur de métier ». Dans le cadre d’une économie de plus en plus concurrentielle, l’activité la plus créatrice de valeur pour une firme et son client est celle qui met en relief son savoir-faire et les capacités créatives de l’entreprise. Dans ses activités connexes, elle ne peut prétendre faire mieux, voire même aussi bien, que les firmes spécialisées sur ces créneaux. Ce qui explique qu’elle préfère faire appel à des spécialistes en dehors de son « cœur de métier ». Cette dynamique d’ouverture favorise aussi bien les achats « sur catalogue » que le recours à la sous-traitance. Les achats « sur catalogue » répondant essentiellement à des besoins ponctuels, circonscrits dans le temps, alors que le recours à la sous-traitance s’inscrit davantage dans la durée.
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| Sous-traiter pour accroître ses capacités de production |
En recourant à la sous-traitance industrielle, les firmes industrielles peuvent viser deux objectifs différents : soit elles cherchent à maîtriser des compétences absentes de l’entreprise et posséder des biens non disponibles directement sur le marché ; on parle alors de sous-traitance de spécialité. Soit, elles visent à augmenter leurs capacités de production, lorsque les limites sont atteintes, on parle dans ce cas de sous-traitance de capacité.
Les entreprises font prioritairement appel à des sous-traitants pour acquérir des produits spécifiques (ex. des blocs électroniques ou des plaques métalliques parfaitement adaptés au produit final). Ainsi, les trois quart de leurs achats sont assimilables à de la sous-traitance de spécialité. Cependant, dans une phase de croissance, le carnet de commandes étant plus rempli du fait de l’augmentation de la demande, le besoin de sous-traitance de capacité s’accroît également. Notamment dans les secteurs les plus dynamiques, où elle peut connaître une augmentation de plus de 10 points ! A contrario, les activités moins touchées par l’embellie font surtout appel à la sous-traitance pour pallier leurs insuffisances techniques, leurs capacités de production étant suffisantes pour répondre à la demande. |
| Qu’est-ce que la sous-traitance ? |
| La sous-traitance industrielle est définie dans la loi n° 75-1334 du 31/12/1975 comme une « opération par laquelle un entrepreneur confie, par un sous-traité et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant tout ou partie de l’exécution du contrat d’entreprise ou du marché public conclu avec le maître d’ouvrage ». Selon l’AFNOR, il s’agit d’opérations concernant, pour un cycle de production déterminé, une ou plusieurs opérations de conception, d’élaboration, de fabrication, de mise en œuvre ou de maintenance du produit. Une entreprise dite donneur d’ordres, en confie la réalisation à une autre, dite preneur d’ordres ou sous-traitant, qui est tenue de se conformer exactement aux directives ou spécifications techniques. |
| La responsabilité commerciale et juridique du produit est ce qui distingue fondamentalement les achats traditionnels (sur catalogue) des achats ressortissant à des contrats de sous-traitance ; dans le premier cas, le producteur est responsable, dans le second, c’est le donneur d’ordres, concepteur du bien, qui en assume la responsabilité. |
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