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| Comment mener à bien un projet de robotisation ! |
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Gains de productivité, garantie de qualité, augmentation des performances, adaptabilité, travail en continu, "répétabilité" constituent les principaux avantages des robots d’aujourd’hui... dont les performances ne cessent de progresser ! Comment alors expliquer le sous équipement de l’industrie française ? Pourtant mener un projet de robotisation n’est pas si complexe...
Apparemment, en France, il n’y a pas que le pétrole qui manque... les robots industriels aussi ! Actuellement, selon le Syndicat des entreprises de technologies de production (SYMOP), l’industrie française compte 33.000 robots industriels opérationnels, alors que l’Italie en dénombre 65.000 et l’Allemagne 145.000 ! En Europe, le taux de progression annuel moyen du parc robotique est de 6%, seule la France stagne ! Selon Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat, chargé du commerce, de l’artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, "l’écart avec nos voisins s’amplifie chaque année. Lorsque nous équipons nos ateliers de 4.000 robots par an, les industriels italiens et allemands en intègrent respectivement 6.500 et 16.000". De fait, l’industrie française est sous équipée, avec des taux faibles (5% pour les entreprises de moins de 50 salariés, 12% de 50 à 299 salariés, 17% de 300 à 999 salariés). Il est donc grand temps que les industriels français réagissent... Pour cela, il faut aborder le sujet avec méthode et pragmatisme... |
Cette phase peut se résumer ainsi : de la définition du besoin... à la rentabilité du projet ! Il convient d’y aborder :
▪ L’aspect technique : Ici, le choix de l’opération à robotiser doit se faire de manière judicieuse et prendre en compte les améliorations dans le procédé de fabrication. Pour cela, il convient de déterminer différents objectifs...
- qualité
- taux de disponibilité et d’engagement des machines
- coût, - volume de production, etc.
... et de choisir un poste simple à robotiser et rapidement rentable pour établir un cahier des charges préliminaires contenant les éléments nécessaires à la détermination de la meilleure solution :
- application ou procédé à réaliser
- volume de production
- caractéristiques (poids, dimension, matière, aspect, etc.)
- nombre de pièces à traiter
- gamme opératoire
- opérations périphériques (amont et aval)
- machines impliquées dans le procédé
- environnement dans lequel le robot doit évoluer (température, humidité, etc.).
D’autre part, il est essentiel de passer par une phase de recherche et de validation des solutions, tant d’un point de vue technique qu’économique, en déterminant précisément les équipements nécessaires au bon fonctionnement de l’installation. Selon la complexité de l’application, des études CAO peuvent être menées pour :
- valider le choix du robot
- son implantation
- les temps de cycles, etc.
Autre moyen : les essais de faisabilité peuvent être réalisés en grandeur réelle dans un atelier. Ces essais permettent de tester et valider si l’opération est "robotisable", dans les conditions demandées.
▪ L’aspect économique, logistique, financier...
Un calcul de rentabilité doit également être opéré. Les facteurs à prendre en compte sont :
- le coût de la main d’œuvre directe
- l’augmentation du volume et des rendements de production (qualité, rebus, consommables, etc.), - la diminution des stocks, grâce à la flexibilité accrue de l’installation. De même, il importe de prendre en compte la valeur résiduelle du robot qui peut être reconverti dans une autre application…
Dans les coûts, il faudra également intégrer :
- la consommation d’énergie (faible)
- la maintenance
- l’amortissement.
Attention à ce stade à ne pas perdre de vue l’objectif utile et garder à l’esprit qu’un gain réalisé à l’achat d’un robot peut se révéler dérisoire au regard des risques encourus en cas de mauvais choix technique (retards, perte de production, panne, etc.). Aussi, le choix du "bon fournisseur" est pour l’investisseur une garantie de réussite. Un élément rapidement mesurable dès les premiers contacts avec les fournisseurs potentiels.
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| Pour réussir, un projet de robotisation ne peut se passer d’un chef. D’autant qu’un projet robotique fait intervenir un grand nombre de fournisseurs. Homme orchestre, le chef de projet doit être le coordinateur de l’ensemble des intervenants, en assurant un suivi général et en étant le garant des performances globales (planning, coûts, etc.). La plupart du temps, c’est une société spécialisée dans l’intégration de robots qui mène à bien cette fonction. Ce temps est aussi celui durant lequel il faut prendre en compte l’importance de l’aspect humain d’un tel projet... Il faut préparer le personnel pour maintenir un climat de confiance ; le robot n’étant pas un concurrent des salariés. L’intégration de la robotique dans l’entreprise doit permettre à chacun de mesurer les avantages qu’elle induit, et de mieux mesurer les ambitions de l’entreprise… Autant d’éléments qui apportent aux salariés une motivation supplémentaire. Enfin, indispensable à la réussite du projet et du démarrage de l’installation, la formation est un préalable incontournable à l’utilisation efficace du matériel… comme à son évolution future. Aussi, avant son arrivée, il convient de former le personnel à la conduite de l’installation, tout comme il faut former le personnel de maintenance du robot. Des éléments importants, à voir avec le fournisseur. |
| Après quelques mois d’exploitation, il ne reste plus qu’à tirer le bilan du projet de robotisation. Un bilan qui doit prendre en compte autant les aspects techniques, économiques qu’humains. Cela pour prendre conscience de la réelle efficacité de l’opération menée et de l’atteinte des objectifs définis au préalable. |
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| Robotique industrielle et emploi, un monde d’idées reçues ? |
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Comparatif robotique industrielle vs coût de la main d’œuvre, depuis 1990 !
▪ - 80 % : c’est la diminution des coûts robots*.
▪ + 40 % : c’est l’augmentation des coûts de la main d’œuvre*.
- A ce titre, l’expérience japonaise est intéressante... Avec un taux à 3,8 % début 2008, soit 4 points de moins qu’en France (7,8 %), le taux de chômage au Japon est l’un des plus bas du monde industrialisé. Parallèlement, c’est au Japon que l’on trouve le plus de robots ouvriers au monde. Ce niveau d’équipement reflète une réalité essentielle : le nombre d’implantations d’usines sur un territoire. Ainsi, le Japon s’équipe, chaque année de dizaines d’usines pour fournir des produits électroniques, des automobiles, etc. Cela prouve que les robots industriels ne sont pas l’ennemi de l’emploi, bien au contraire. Car, si les robots remplacent ou secondent les hommes dans les tâches les plus pénibles, les humains sont toujours là pour les développer, les programmer, les contrôler, les maintenir, les faire évoluer... *Source SYMOP
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| Les robots de demain... |
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Les progrès réalisés dans le domaine des micro-technologies, la production de masse de microsystèmes, la compatibilité de ces systèmes et la baisse des coûts permettant l’intégration de capteurs et, de là, l’avènement de robots intelligents ! La reconnaissance de l’environnement offre, en effet, aux robots la possibilité de répondre aux changements d’environnement sans l’aide d’un opérateur… C’est déjà le cas pour le chargement/déchargement de machines-outils ou la prise de pièces à la volée sur un convoyeur.
Ces mêmes capteurs autoriseront au robot d’accéder à la fonction d’apprentissage… et changeront la structure même du robot ! Muni de capteurs terminaux adaptés, il ne sera plus indispensable d’utiliser des structures et des articulations de haute précision, le sacrifice de la précision mécanique étant compensé, ici, par la capacité qu’aura le robot de se positionner seul, de façon précise, sans avoir recours à une plateforme de référence… Ce sont ces mêmes capteurs qui autoriseront le travail des robots dans le cadre d’un haut niveau de sécurité, avec pourquoi pas, comme objectif ultime l’élimination des zones de sécurité.
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