| RFID : l'avènement des étiquettes intelligentes ! |
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Faut-il s’attendre à la disparition du code-barres ? L’avènement de la RFID, dont la presse se fait l’écho, va-t-il mettre un terme à la carrière de l’alignement de barres verticales bien connu de tous ? Entre rêve et réalité, voici ce qu’il est bon de savoir sur la RFID…
Nouveau le concept d’identification - codage ? Pas tant que ça ! Car, c’est déjà lui qui « pointait son nez » avec la notion de transpondeur utilisée par les avions militaires durant la seconde guerre mondiale. Plus récemment, dans les années 70, la mise en place sur des chaînes de production automobile de capteurs de sécurité inductifs constituait déjà les prémices de ce que l’on nomme aujourd’hui la Radio Frequency IDentification (RFID).
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| La RFID, qu'est-ce que c'est ? |
| Comment se compose le système ? |
| Les applications... |
| Appréhender les périmètres d'application |
| A quel coût ? |
| La RFID, qu'est-ce que c'est ? |
La technologie d’identification par fréquence radio est une technologie de pointe permettant d’assurer l’identification détaillée d’objets de tous types ainsi qu’une saisie rapide et automatique de données grâce aux ondes radio. Disponible en deux versions : lecture seule ou lecture/écriture, les avantages de la RFID sont nombreux !
▪ Pour fonctionner, la RFID ne nécessite aucun contact, ni champ de vision.
▪ Le transpondeur RFID peut être intégré à différents matériaux (bois, carton…).
▪ La lecture de la mémoire et le stockage peuvent être effectués à volonté.
▪ L’identification est réalisée dans un délai inférieur à la seconde.
▪ Il est possible d’opérer plusieurs opérations simultanément.
▪ Le transpondeur offre une excellente résistance aux influences de l’environnement (températures extrêmes, humidité…)
▪ La forme et la dimension du transpondeur peuvent être adaptées à volonté.
▪ Ce système permet un haut niveau de sécurité des données en rendant plus difficile la contrefaçon, en protégeant les données par mot de passe et, également, en permettant la transmission cryptée des données... |
| Comment se compose le système ? |
Comme pour le code-barres, la RFID utilise un lecteur et un transpondeur placé sur l’élément à identifier. Avec le système RFID, le lecteur et le transpondeur utilisent, pour communiquer, des fréquences radio. La toute puissante instance de normalisation, l’International Standard Organization, a d’ailleurs porté son choix sur la fréquence de 13.56 mHz (haute fréquence), ce qui n’empêche pas, encore aujourd’hui, de nombreux éditeurs de proposer des solutions sous d’autres fréquences. Ainsi, les fréquences radio rencontrées sont comprises entre 50 kHz et 2.5 GHz. Pour les étiquettes passives (lecture seule) on rencontre des fréquences allant de 125/135 kHz (basse fréquence) à 13.56 mHz (haute fréquence).
Le transpondeur se présente sous différentes formes : étiquette autocollante, disque plastique, badge PVC, ampoule de verre… Ce qui lui permet d’être fixé, voire même intégré, n’importe où ! Il peut contenir des informations sur l’objet (nom de l’objet, temps de stockage en entrepôt, numéro de série, de lot, date de péremption…). La capacité de stockage du transpondeur en fait, d’ailleurs, une véritable base de données mobile et réinscriptible, ce qui constitue un avantage concurrentiel énorme sur le code-barres. Le transpondeur pouvant contenir jusqu’à plusieurs kilooctets, contre seulement, au maximum, 40 caractères pour le code-barres !
Pour être complet, un système RFID doit se composer des éléments suivants :
▪ Un transpondeur,
▪ Une antenne entre le lecteur et le transpondeur afin de transmettre le signal,
▪ Un lecteur qui envoie les données au système de traitement,
▪ Un logiciel en charge du traitement des données. |
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Devant les avantages et la simplicité, apparente, du système à mettre en place, de nombreuses applications sont envisageables :
▪ Le traçage des pièces, des températures, des contenus d’emballages, des transporteurs tout au long de la chaîne, de la fabrication à la livraison jusqu’à la livraison au point de vente.
▪ La gestion d’objets à échanger (bouteilles de gaz, conteneurs, palettes…).
▪ La gestion de stock (inventaire permanent, surveillance, asset management, surveillance des pièces coûteuses…).
▪ La sécurité avec le marquage des pièces à protéger, mais aussi sécurisation des processus de production, de transport avec une identification claire des opérateurs responsables tout au long des étapes.
De nombreuses applications… qui donnent naissance à de nombreuses utilisations comme :
▪ L’automatisation, l’optimisation des processus de production, stockage, logistique…
▪ La diminution du taux d’erreur.
▪ L’accélération des flux d’information : « temps réel ».
▪ La réduction des coûts grâce à la suppression du scannage manuel.
▪ La prévention du vol, des pertes…
▪ La diminution des dépenses et des stocks.
Autant de paramètres qui laissent envisager un retour sur investissement d’à peine 6 à 12 mois ! |
| Appréhender les périmètres d'application |
On le voit, les utilisations de la RFID sont si vastes qu’il importe de réfléchir afin de définir clairement le périmètre d’application. Ainsi, le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) a mis deux ans, entre le début de son projet visant à fiabiliser la maintenance des équipements et l’achat des premiers transpondeurs ! Un période longue s’expliquant par la nécessité de définir précisément le cycle de vie des produits, de réorganiser la gestion des matériels et d’éduquer les mentalités.
Mais chaque entreprise a ses particularités ! Une récente étude, menée par IDC, le souligne, les infrastructures réseaux des entreprises vont devoir s’ajuster, en termes de trafic et de conception, pour supporter les contraintes de la RFID. Il faut notamment, pour chacun, appréhender la gestion des données de façon sécurisée, prendre en compte la quantité des données que les transpondeurs peuvent contenir, définir le nombre de fois où les transpondeurs vont être scannés durant le processus de traitement (production, transport, suivi qualité…). Il n’existe pas de solutions « toutes faites »… Il faut agir au cas par cas. Comme le démontre la même étude, chaque entreprise doit prendre conscience, en amont, de l’impact de ce système (sécurité des transmissions, capacité à gérer de stockage pour gérer les données, disponibilité du réseau, gestion des dispositifs – maintenance, inventaire matériel, gestion des alertes…) afin d’éviter, a posteriori, des ajustements pouvant s’avérer complexes et coûteux. |
Une réflexion à mener scrupuleusement, d’autant qu’aujourd’hui le prix d’un transpondeur reste élevé. Cela s’explique par sa fabrication qui nécessite l’intégration de ses composants (puce en silicium et antenne) sur un support (étiquette, disque, badge…). Des opérations simples, mais qui ont un coût élevé ! Ainsi le coût actuel d’un transpondeur varie entre 1 et 10 € contre 0.02 à 1.52 € pour le code-barres. Comme le premier marché visé reste le remplacement du code-barres, de nombreux industriels travaillent sur les procédés d’impression classiques, ce qui permettra, à terme, d’éviter la phase coûteuse d’intégration du binôme puce - antenne au sein d’un support. Ainsi les chimistes de Xerox ont mis au point des encres semi-conductrices, pouvant permettre l’impression de la puce et de l’antenne ! En attendant, le coût élevé des transpondeurs peut freiner bien des ardeurs. Ce qui fait de la RFID, un système à envisager avec précaution et dans un cadre réclamant tous ses avantages.
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Cependant, la RFID est en plein essor ! 2005 est d’ailleurs l’année des tests et pilotes pour la RFID en Europe. Son marché, estimé à 300 millions de dollars en 2004, devrait atteindre 2.8 milliards de dollars en 2009… Les spécialistes estiment le potentiel mondial de ces « étiquettes intelligentes » à 30 000 milliards de dollars ! Si la démocratisation du système est encore à venir, laissant au code-barres de beaux jours à vivre, il importe que chaque décideur envisage, dès à présent, les bénéfices qu’il pourrait tirer de la RFID, pour être fin prêt quand le système sera abordable ! Ce qui ne manquera pas de venir… vite !
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La RFID a de beaux jours devant elle… Certains l’ont bien compris ! Ainsi, la bibliothèque du Vatican, qui regroupe plus de 2 millions d’ouvrages l’a adoptée pour identifier et gérer sa collection ! De façon moins anecdotique, bon nombre de franciliens l’utilisent déjà au travers du Pass Navigo de la RATP… Mais aussi Airbus qui étiquette ses pièces d’avions et la Sernam qui a un projet de suivi de colis, sans contact, entre les fabricants et les clients finaux. Le gouvernement portugais a même adopté une loi prévoyant de « tagués » RFID tous les chiens, d’ici 2007… Jusqu’où vont se loger les puces !
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