Les actions à mener, bien que diffusent, ont trait en priorité à la réduction de la consommation d’énergie : déplacements, chauffage, climatisation, eau chaude sanitaire, éclairage, pompage, force motrice, mais aussi énergie nécessaire à la réalisation d’infrastructures… A but unique, les collectivités disposent de moyens multiples. A savoir…
La propre consommation de la collectivité : ¾ des consommations d’énergie des communes proviennent du patrimoine bâti (locaux administratifs, scolaires, culturels, sportifs, sanitaires et sociaux, habitat…), 20 % de l’éclairage public et 10 % des véhicules municipaux. D’où la nécessité de mener des études pour identifier là où agir prioritairement (thermographie pour le bâti), veiller à l’entretien, à la réhabilitation et à la bonne gestion du patrimoine bâti municipal, veiller aux choix des équipements de ces bâtiments en adoptant des solutions plus économes, réduire les déplacements des personnels, repenser l’éclairage public, etc. Les solutions sont nombreuses et peuvent aller jusqu’à la production locale d’énergie (panneaux solaires, éoliennes, cogénération, etc.).
L’aménagement et l’urbanisme : SCOT, PLU, PLH, zones d’activités, opérations de renouvellement urbain… sont définis par les choix de la collectivité. Des choix qui déterminent les futures consommations d’énergie et la vulnérabilité du territoire face aux risques naturels. De fait, contenir l’étalement urbain, afin de réduire la consommation, peut s’effectuer par la maîtrise des zones d’activités et résidentielles, la réalisation d’opérations de renouvellement urbain (ANAH), la limitation des grands projets commerciaux, industriels ou de loisirs sur des zones périphériques non desservies par les transports en commun, le maintien équilibré des écoles, équipements sportifs sur tout le territoire, la protection des zones urbanisés à risque contre les inondations, la limitation voire l’interdiction des constructions sur des zones vulnérables…
Les transports : c’est le secteur où les émissions de GES dérapent le plus en France ! Raison de plus pour intégrer la dimension énergétiques et climatiques dans les documents et politiques de transport (PDU, plans de circulation, etc.). Soit, développer les transports publics, créer des parkings relais périphériques connectés aux transports collectifs, créer des axes verts, réaliser des chemins piétonniers, des pistes cyclables avec des parcs à vélo judicieusement placés, moderniser la flotte de véhicules municipaux, proposer des alternatives aux livraisons des marchandises par des poids lourds, etc.
Les déchets : il s’agit du secteur qui est, à ce jour, le plus efficace en matière de réduction des émissions de GES ! La mise en place, depuis la loi de 1992, des politiques de gestion des déchets n’y est pas étrangère. A titre d’exemple, les déchets, qui concourent à hauteur de 3 % de nos émissions de GES, ont vu leur impact baisser de 9 % entre 1990 et 2003. Cela s’explique par la réduction des déchets à la source, la limitation et l’optimisation des collectes, le tri sélectif, le recyclage (verre, acier, papier, plastique), la valorisation des matières organiques (déchets verts, boues des stations d’épuration, etc.).
La gestion des espaces verts : créer, protéger et gérer les espaces verts en milieu urbain sont des facteurs de réduction des GES… tout comme de régulation des températures en ville ! Pour, par exemple, atténuer les effets de la canicule.
Mais cela réclame aussi, de posséder des matériels « propres » (électriques), d’adopter des systèmes d’arrosage raisonnés, comme de favoriser la flore locale.
La biodiversité : selon la revue Science, du fait du réchauffement climatique, plus d’1 million d’espèces pourraient disparaître d’ici 2050 ! En conséquence, il convient de connaître l’état du patrimoine naturel et paysager et de réduire la pression sur les éco systèmes en protégeant les espèces et habitats (zones humides), en choisissant les espèces, en conduisant des travaux forestiers (prévention des incendies), en aménageant le territoire, en limitant les rejets, etc. |