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La maintenance en pleine mutation

Le recours à des équipements dont la technologie est de plus en plus complexe oblige l'entreprise à porter une attention particulière à la fonction maintenance. Autrefois considérée comme un mal nécessaire, la maintenance n'est plus seulement curative mais préventive… et est en passe d'obtenir ces lettres de noblesse.

Ne plus simplement réparer mais prévoir
Une fonction qui devient complexe
Des métiers qui évoluent
La sous-traitance se généralise
La sous-traitance à ses limites
La GMAO : L'outil indispensable
   
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Ne plus simplement réparer mais prévoir
La maintenance a longtemps joué un rôle curatif dont l'unique objectif était de réduire la durée d'immobilisation des machines. Cette maintenance curative était axée sur le court terme et ne résolvait en rien les problèmes liés aux dégradations inévitables.

Désormais, la maintenance devient préventive en contribuant à améliorer la fiabilité des équipements et la qualité des produits.

L'entreprise ne doit pas uniquement subir les événements, elle doit les prévoir et analyser leurs effets sur le long terme.

Autrefois curative, aujourd'hui préventive, une nouvelle définition de la maintenance est en train de voir le jour.



Une fonction qui devient complexe
Le principal objectif de la maintenance est d'assurer la pérennité des équipements, de diminuer les pannes et les imprévus, de réduire les coûts de révision et de remise en état.

Mais la maintenance c'est aussi programmer le remplacement des machines, veiller à réduire le coût des matières premières et des personnels d'entretien.

On voit ici la pluralité des domaines concernés par la maintenance.

Cette dernière n'est plus le parent pauvre de l'entreprise et est devenue une fonction incontournable dans la chaîne de production.

Entretenir un parc de machines nécessite des équipes de techniciens qui sont le plus souvent intégrées à l'entreprise.



Des métiers qui évoluent
Les emplois de la fonction maintenance sont de trois types :

• L'agent de maintenance

Il s'occupe plus particulièrement de la maintenance curative et gère les problèmes de dysfonctionnements imprévisibles. Son rôle est d'identifier les défaillances et de mettre rapidement en place des solutions de dépannage.

Parallèlement, l'agent de maintenance est amené à conduire des actions préventives, à assurer le contrôle et le changement des pièces afin d'améliorer le rendement des machines.

Il doit anticiper les problèmes et élargir constamment son champ de compétences devant la variété des systèmes de production et la complexité des machines.

Au-delà des connaissances purement mécaniques et fonctionnelles, il lui faut parfois acquérir des compétences dans des domaines aussi variés que l'électronique, l'automatisme, l'informatique, l'hydraulique...

• Le technicien d'intervention

Il dispose généralement des mêmes compétences que celles de l'agent de maintenance.

Il aborde toutefois ces problèmes et solutions à un niveau plus poussé. Son expertise est primordiale pour mettre en oeuvre les solutions techniques qui viseront à remédier aux défaillances et à améliorer le rendement des équipements.

C'est lui qui a la délicate mission de coordonner les interventions de maintenance et de veiller à leur exécution dans les délais... et dans le strict respect des règles de sécurité.

Dans un souci constant d'optimisation des systèmes de production, il analyse la fiabilité des installations (ratios des pannes, diagramme de Pareto) et recherche constamment de nouvelles solutions techniques.

• Le technicien de méthode

Il recouvre la majeure partie des activités incombant au technicien d'intervention si bien que ces deux métiers sont souvent exercés par un seule et même personne.

Seule différence de taille : le technicien de méthode s'attache principalement à
améliorer les modalités d'intervention, à définir les règles d'actions liées aux spécifications techniques, aux délais, aux coûts et à l'approvisionnement.

Il veille à ce que ces règles soient respectées par le personnel et par les sous-traitants. Plus gestionnaire que pur technicien, il identifie et optimise les coûts des activités de maintenance. On le voit, la sophistication des équipements et des méthodes de travail suppose des compétences de plus en plus pointues.

La fonction de maintenance devient si complexe, tant au niveau de son organisation que des solutions qu'elle propose, qu'elle requiert la mise en place d'équipes performantes et des méthodes de travail toujours plus pointues.

C'est l'une des principales raisons qui pousse un nombre croissant d'entreprises à recourir à la sous-traitance.



La sous-traitance se généralise
En 2001, 30% des entreprises ont eu recours à des sous-traitants pour assurer la maintenance de leurs installations industrielles. Une tendance qui affiche une progression d'environ 4% par an. Faire appel à un service externe présente un avantage certain pour l'entreprise. La sous-traitance permet à l'entreprise de se concentrer sur son cœur de métier. Mais surtout, elle lui offre la possibilité de maîtriser les coûts tout en bénéficiant des services d'un prestataire spécialisé, qui lui donnera accès aux dernières innovations technologiques.


La sous-traitance à ses limites
La sous-traitance "de spécialité" consiste à confier la réalisation d'un produit à une entreprise sous-traitante.

On parle aussi de sous-traitance "de capacité" lorsqu'une entreprise n'est pas en mesure de réaliser la totalité de ses commandes dans les délais prévus.

Par ailleurs, on peut noter la croissance de la sous-traitance en cascade. En effet, il devient de plus en plus fréquent que les sous-traitants eux-mêmes deviennent donneurs d'ordres.

Ce choix présente toutefois des limites. L'outil de production de l'entreprise est de fait dépendante de la qualité de la prestation du sous-traitant. Cette état de dépendance peut nuire à l'entreprise en cas de tensions, relativement nombreuses à l'occasion de pannes et dysfonctionnements.

L'entreprise est également tributaire du savoir-faire technologique du prestataire. Certaines défaillances peuvent apparaître (solutions mal adaptées…) et lui causer un sérieux préjudice.

Cette dernière n'a enfin aucune prise sur le climat social de l'entreprise du sous-traitant et sur la compétence de ces techniciens.

On le voit, lorsqu'elle décide d'externaliser ses opérations de maintenance, l'entreprise se doit d'assurer un suivi rigoureux de "la santé" de son prestataire.

Elle doit notamment prendre en compte les aspects sociaux, financiers, techniques et commerciaux du prestataire sous-traitant, ce qu'elle n'a peut-être pas envie de faire.

Aussi, lorsque l'entreprise préfère intégrer son propre service de maintenance, elle dispose d'un vaste choix de solutions logicielles dédiées à la gestion des opérations de maintenance.



La GMAO : L'outil indispensable
Pour maîtriser efficacement les coûts liés à la fonction maintenance, l'utilisation d'un progiciel de GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur) est devenue indispensable.

Bien que récente, l'offre actuelle est très variée et satisfait aussi bien les besoins des PME/PMI que les exigences des grands groupes.

Les logiciels de GMAO permettent en effet d'optimiser la gestion technique et administrative de l'ensemble des opérations de maintenance d'une entreprise.

Ces logiciels puissants automatisent les opérations principales de gestion des stocks (répertoire des pièces de rechanges, calcul des approvisionnements, éditions de bons de sortie…).

Ils facilitent aussi la gestion budgétaire et permettent d'établir un budget prévisionnel en fonction de la fréquence des interventions.

La liste des fonctionnalités varie selon la puissance des différents progiciels, mais il n'y a que l'embarras du choix parmi les quelques 500 logiciels existants sur le marché.

Le choix d'utiliser un progiciel de GMAO ne se fait pas à la légère et l'entreprise devra avoir préalablement établi un cahier des charges en fonction de ses besoins réels.

Il lui faudra avant tout rechercher les résultats attendus et préparer les équipes en les informant sur les gains de productivité qui seront obtenus.


Qu'elle soit intégrée ou externalisée, qu'elle bénéficie de nouveaux outils aux fonctionnalités plus ou moins évoluées, la fonction maintenance est devenue l'une des pierres angulaires du système de production.



 A QUI S'ADRESSER POUR EN SAVOIR PLUS ?

Association française des ingénieurs, responsables de maintenance
www.afim.asso.fr

LOGICIELS INDUSTRIE.com : le portail des logiciels pour les entreprises industrielles
www.logicielsindustrie.com

Centre International de Maintenance Industrielle
www.cimi.tm.fr

Le portail de la maintenance
www.maintexpert.com

Institut de la productique
www.productique.com

Comité d'études sur les formations d'ingénieurs
www.cefi.org

Portail européen de la sous-traitance industrielle
www.logicip.com

Livres :
Les métiers de la maintenance industrielle - Profils et Formation (mai 2001)
www.industrie.gouv.fr