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| Vous êtes ici : Focus > De la sous-traitance
à l'externalisation |
| De la sous-traitance à l'externalisation |
| Les entreprises font de plus en plus souvent appel
à des prestataires extérieurs, pour leurs besoins de
production ou pour leur confier des tâches jugées annexes.
Etat des lieux des enjeux et des comportements. |
| Réduire
les coûts
créer de la valeur |
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| La majorité des entreprises qui font appel
à des intervenants extérieurs le font principalement
pour transformer leurs coûts fixes en coûts variables
et acquérir ainsi plus de flexibilité. |
| Elles sont aujourd'hui de plus en plus nombreuses
à aller vers cette démarche. Selon l'étude Outsourcing
Andersen 2001, 30 % des entreprises s'appuient sur des prestataires
extérieurs pour au moins trois fonctions, quand 10% sous-traitent
quatre à cinq fonctions. |
| Parmi celles-ci, on trouve fréquemment une
partie de la chaîne de production, la sécurité
ou encore les services généraux, mais aussi, et plus
largement, toutes les activités qui, si elles sont confiées
à un prestataire extérieur, permettent à l'entreprise
d'accroître sa compétitivité et potentiellement
de créer de la valeur (optimisation de la chaîne d'achat). |
| L'étude Outsourcing Andersen 2001 souligne
que l'objectif des entreprises n'est pas tant de " gérer
mieux " mais aussi et surtout, de " créer plus vite
et autrement " en confiant certaines fonctions proches de leur
cur de métier à des partenaires / prestataires
extérieurs. |
| Une
pratique se généralise |
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Depuis une dizaine d'années, le recours à la sous-traitance
et à l'externalisation s'est sensiblement accru et ce, plus
particulièrement au sein des grandes entreprises.
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Pourtant, dans une économie régie par l'adaptabilité
des offres, l'automatisation des chaînes et la sophistication
croissante des produits, les PME/PMI sont, elles aussi, tentées
de réduire leurs coûts fixes et de se concentrer sur
leurs métiers de base. Elles ont également de plus
en plus souvent recours à l'externalisation de certaines
de leurs activités industrielles ou tertiaires.
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Les chiffres parlent d'eux-mêmes : toutes entreprises
confondues, le rapport de la valeur ajoutée au chiffre d'affaires,
qui mesure la part de travail effectuée au sein de l'entreprise,
ne cesse de diminuer pour atteindre 27,4 % en 2000... soit une réduction
d'un tiers en 22 ans.
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Les principales fonctions concernées sont
l'informatique (63%),
la logistique (52%),
les services généraux (37%),
la production et les ressources humaines (chacune
20%)
(Source Midest 2001).
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Les principaux avantages qui ont poussé les décideurs
à faire le choix de l'externalisation sont
le coût et l'efficacité (58%),
la souplesse et la simplicité (46 %)
le mode de fonctionnement (25%).
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| Sous-traitance
ou contrat de partenariat |
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| L'entreprise peut recourir à un prestataire
extérieur lorsqu'elle est confrontée à deux principaux
types de problèmes : |
| un problème d'ordre conjoncturel
: L'entreprise ne dispose pas des moyens matériels et des ressources
humaines adéquats pour répondre dans les délais
au flux de commandes. Elle confie alors une partie de ses activités
à des prestataires extérieurs afin d'accroître
sa réactivité sans alourdir le poids de ses charges
fixes. |
| un problème d'ordre structurel
: En effet, l'entreprise éprouve parfois des difficultés
à réunir dans ses structures les multiples compétences
nécessaires à son fonctionnement. Elle fait alors appel
à des entreprises extérieures qui disposent de l'expertise
nécessaire pour réaliser une prestation ou fabriquer
un produit au moindre coût. |
| Même si globalement, on peut estimer que le
marché de la sous-traitance est en croissance, il est important
de souligner que toutes les entreprises ne sont pas logées
à la même enseigne. En effet dans certains cas, la hausse
des matières premières a fortement menacé la
rentabilité de la sous-traitance. Cependant, la sous-traitance
avec sa main d'uvre qualifiée à de beaux jours
devant elle. |
| Il est à noter que ces opérations
de sous-traitance prennent de plus en plus fréquemment la forme
d'un partenariat avec le prestataire extérieur, voire d'une
intégration de ce dernier dans les diverses étapes du
processus de fabrication du produit (recherche, conception, fabrication...).
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| Ce partenariat ou cette intégration entraîne
parfois une délégation d'activités susceptible
de créer une dépendance voire une perte totale de contrôle
ou de savoir-faire vis à vis du prestataire extérieur
; c'est d'ailleurs l'une des craintes majeures exprimée par
les entreprises. |
| L'externalisation
: un choix stratégique |
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| L'externalisation (ou outsourcing) est la délégation
sur une période pluriannuelle de la gestion d'une ou de plusieurs
fonctions de l'entreprise à un prestataire extérieur.
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Cette délégation, qui implique une obligation de
résultats de la part du prestataire externe, n'est pas encore
du partenariat ni plus tout à fait de la sous-traitance.
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Afin de proposer des produits de plus innovants et de qualité,
certaines entreprises se recentrent sur des tâches en amont
(recherche et développement, marketing, conception) ou en
aval (commercialisation, promotion).
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L'investissement dans l'appareil de production n'est plus la priorité
et pour réduire les coûts fixes, les entreprises se
concentrent sur leur métier de base, leur savoir-faire
et externalisent.
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| Selon le Baromètre Outsourcing Andersen 2001,
58% des entreprises interrogées estiment que l'externalisation
permet de réduire les coûts et d'optimiser leur gestion
de trésorerie. Ainsi, elles admettent que l'outsourcing leur
procure plus de souplesse, de simplicité et de flexibilité. |
| On peut dès lors distinguer deux catégories
d'activités externalisées : |
| L'externalisation de sous-ensembles du
produit final, qui induit une collaboration où la frontière
entre un fournisseur ordinaire et un sous-traitant reste parfois très
floue (ex: les équipementiers du secteur automobile). |
| L'externalisation des services généraux
: nettoyage, sécurité, accueil , téléphonie,
parc véhicules, gardiennage, accueil, restauration collective,
paye, entretien machines, jardinage, informatique... |
| Facility
management une nouvelle option |
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| Les PME/PMI n'ont pas toujours les moyens de disposer
d'équipes suffisamment compétentes pour assurer la gestion
optimale de certains services généraux et choisissent
alors l'externalisation pour des raisons d'ordre financier et logistique.
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Aujourd'hui, le recours à l'externalisation d'activités
de services internes s'amplifie, les entreprises confiant de plus
en plus souvent la gestion de leurs services internes à des
sociétés spécialisées en "gestion
de services généraux" ou "facility management".
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| Il existe aujourd'hui une soixantaine de sociétés
spécialisées dans la gestion déléguée
des services généraux. |
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Ces sociétés fournissent une large palette de
prestations multitechniques qui recouvrent l'ensemble des prestations
liées à l'équipement et la maintenance des
bâtiments, des fluides et des réseaux qui y sont distribués.
On retrouve ces prestations dans les domaines suivants: le chauffage,
la climatisation, la distribution de l'eau, la ventilation, l'électricité,
le gaz, les réseaux de télécommunications...
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A cela s'ajoute une offre élargie de prestations multiservices
dédiées à l'environnement des bâtiments
et aux services généraux des entreprises : accueil,
sécurité, nettoyage, espaces verts, petits entretiens,
ascenseurs, reprographie, déménagement et installations
de locaux...
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| Certaines sociétés se sont spécialisées
dans le facility management et proposent des solutions de gestion
globale (prestations multitechniques et prestations multiservices)
des services généraux de l'entreprise. |
| Ces prestations " clés en main "
permettent à l'entreprise de bénéficier ponctuellement
d'équipes qualifiées et d'un savoir-faire précis.
Elles peuvent donc réduire leurs frais fixes au niveau le plus
bas en confiant la gestion de l'ensemble des fonctions coûteuses
à un prestataire extérieur. |
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Aujourd'hui, nombreux sont les acteurs qui se bousculent aux portes
du marché naissant du facility management ; les entreprises
auront dès lors toute la latitude nécessaire pour
faire jouer la concurrence et obtenir le meilleur rapport qualité/prix
de la part de prestataires toujours plus disposés à
satisfaire le client.
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| Les
limites de ces prestations |
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L'externalisation et la sous-traitance peuvent entraîner
parfois un sentiment de dépendance voire une perte totale
de contrôle ou de savoir-faire vis à vis du prestataire
extérieur.
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| Deux questions clés se posent souvent : |
| Existe-t-il un lien de subordination
entre le prestataire et le donneur d'ordre lorsque la prestation s'inscrit
dans une durée assez longue ? |
| L'entreprise qui sous-traite ou externalise
ne risque-elle pas de perdre le contrôle sur la qualité
de ses prestations puisqu'elle ne peut influer directement sur le
mode opératoire du prestataire? |
| Les études le montrent, le recours à
l'externalisation des services apporte plus de flexibilité,
plus de valeur ajoutée, plus de maîtrise des coûts
et plus de simplicité dans la gestion quotidienne de l'entreprise.
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| Ce mode d'organisation lui permet de se recentrer
sur son cur de métier en déléguant une
partie de son savoir-faire à des prestataires extérieurs
en sachant garder le contrôle des opérations. |
| Ventilation
des activités des entreprises de sous-traitance par secteur. |
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Automobile, équipementiers
Constructions électriques et électroniques
Aéronautique, spatial, armement
Matériels ferroviaires, de travaux publics et agricoles
Chimie, pharmacie, IAA et autres industries de process
Constructions mécaniques
Textile, habillement, cuir
Electronique et matériels électroportatifs
Energie
Autres |
37,20%
14,50%
12,60%
7,80%
7%
6,60%
4,90%
4,50%
3,10%
1,80% |
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