| Mobilier urbain : L’esthétique gagne les lieux publics ! |
Grands projets d’aménagement, mise en valeur du patrimoine, accessibilité, identité… L’ensemble de ces sujets ont un impact fort sur le mobilier urbain. Les demandes des collectivités territoriales se font plus pointues et l’offre des entreprises se qualifie en parallèle. Avec, en prime pour les usagers, l’amélioration du confort, du cadre de vie et la mise en avant de l’identité de chaque commune.
Si le terme de mobilier urbain date des années 60, aucune définition précise n’a encore vu le jour… Selon la Commission de la Sécurité des Consommateurs (CSC), « on appelle mobilier urbain l’ensemble des objets ou constructions mobilières, publics ou privés installés sur l’espace public. Il recouvre donc tout aussi bien le mobilier dit de « confort » (bancs, fontaines, lampadaires…), que les abribus, les cabines téléphoniques, les boîtes aux lettres, les panneaux ou bornes de signalisation, les kiosques à journaux, les équipements techniques (feux de signalisation…) ainsi que les panneaux d’information temporaires (chantiers). » Selon une étude récente de la Coface, il s’agit de « l’ensemble des équipements se trouvant sur la voie publique et dans les lieux publics installés et mis à la disposition des passants et usagers. Il est généralement installé de façon durable et ancré sur la voie publique. » Ces définitions donnent un aperçu de ce que recouvre le terme de mobilier urbain. Ce dernier prend aujourd’hui une place majeure dans les politiques locales, l’amélioration du cadre de vie et la mise en valeur du patrimoine… Aspects qu’agents et élus ne peuvent se permettre de négliger. Car les administrés aspirent à vivre dans des villes harmonieuses, accueillantes, ce à quoi contribue le mobilier urbain. |
| L'amélioration du cadre de vie |
| Anticiper les attentes des collectivités ! |
| L'amélioration du cadre de vie |
| L’avènement des grands projets urbains (comme l’aménagement du tramway dans certaines grandes villes – Bordeaux, Lyon, Strasbourg) ou plus communément la mise en valeur du patrimoine, l’aménagement de centres piétonniers sont autant de projets déclencheurs, qui concernent toutes les collectivités, quelle que soit leur taille. D’autre part, la quête d’identité, l’accessibilité des personnes malvoyantes ou à mobilité réduite, la lutte contre la pollution sont autant de sujets dont s’emparent les collectivités et qui impactent, directement, le mobilier urbain.
Seulement, afin de mener à bien ces projets, les décideurs publics font souvent appel à des intervenants extérieurs pour conférer de l’esthétisme à ces projets. Le Code des Marchés publics contraint d’ailleurs les collectivités à passer par des maîtres d’œuvre (architectes ou paysagistes) qui, par leur réflexion, mettent l’usager au centre du débat, en prenant en compte les problématiques d’écologie, d’entretien et de confort. |
| Anticiper les attentes des collectivités ! |
| De leur côté, les fabricants cherchent en permanence à devancer les attentes des collectivités. Le design en matière de mobilier urbain a, dans ce sens, évolué. Loin de ne prendre en compte que l’esthétique, le mobilier aujourd’hui se doit d’être solide et confortable, avant d’être simplement beau, car désormais le design tient compte de la valorisation de la fonction… Devant ces avancées, les collectivités se trouvent face à un large choix, les fabricants proposant des gammes complètes. Ce qui offre aux décideurs des collectivités une plus grande cohérence. D’autre part, la collaboration entre collectivités et fabricants peut aller au-delà du simple catalogue. Car même si la personnalisation ville par ville est impossible, certains fabricants peuvent faire du sur-mesure afin de s’adapter à la demande. Une démarche pouvant déboucher sur un vrai partenariat avec une collectivité pour générer des mobiliers propres à une ville.
Sans aller jusque là, les maîtres d’œuvre parviennent généralement à mixer les catalogues sans briser l’harmonie d’ensemble. Il arrive que dans certains cas, une collectivité fasse appel à un seul et unique fabricant, ce qui permet alors une totale homogénéité de l’ensemble du mobilier urbain.
On le voit, les collectivités ont compris que l’aménagement urbain est une affaire de professionnels et que l’achat de mobilier urbain est un investissement trop important pour être bâclé. Les maîtres d’œuvre, ainsi que les spécialistes du secteur, ont réussi à rendre aux collectivités l’esthétique qui leur a fait longtemps défaut. D’autant plus facilement qu’un cadre de vie soigné est un excellent argument touristique aussi bien qu’électoral… |
|