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| ENVIRONNEMENT : Maîtrisez la gestion des déchets !
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Avec un volume total de déchets toujours plus important et une réglementation toujours plus contraignante, les entreprises ne peuvent faire l’impasse sur la gestion des déchets générés par leur activité. Des solutions existent qui, après un travail préalable, sont souvent simples à mettre en place.
La gestion des déchets ne s’improvise pas ! Ici, comme ailleurs, il convient dans un premier temps de procéder à un inventaire des différents gisements de déchets. A savoir : quels types de déchets génèrent l’entreprise (déchets dangereux ou non, d’atelier ou de bureau, recyclables) ? En quelles quantités ? A quels moments ? De plus, le recensement des produits et matières entrant dans l’établissement facilite l’état des lieux préalable. Une connaissance qui a pour but de construire un plan d’action.
D’un autre côté, il est indispensable de connaître les contraintes réglementaires et techniques d’élimination (stockage, collecte, valorisation…) adaptées à chaque type de déchets, les opportunités et les contraintes locales en matière de gestion des déchets (quels services proposés par la collectivité publique et les prestataires privés ? quels tarifs ?) et les opportunités et contraintes des fournisseurs (privilégiez ceux qui assurent la reprise des déchets issus des produits livrés) et clients.
Enfin, ce travail nécessite la participation de tous dans l’entreprise. Aussi, l’ensemble du personnel doit être formé et informé sur les actions à mettre en œuvre et les comportements à prohiber, tout comme il doit être sensibilisé au coût économique et écologique du traitement des déchets. |
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| Quelques actions à mettre en place |
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| Pour l’entreprise, le traitement des déchets (stockage, collecte, valorisation) représente un coût. Réduire à la source la quantité et la toxicité des déchets permet, de fait, de réduire les coûts… Pour cela, il convient de limiter la consommation des produits générateurs de déchets (gants, chiffons, palettes, papier de bureau), de réduire les chutes de fabrication et de privilégier la location pour certains produits (chiffons d’essuyage ou tenues de travail).
De même, des méthodes simples permettent de réduire la production de déchets d’emballages (approvisionnement en vrac, préférer les grands conditionnements aux petits, supprimer les suremballages, développer les emballages navettes, réutiliser les emballages existants, utiliser des emballages consignés).
Enfin, certains fournisseurs proposent à leurs clients la reprise des déchets issus des produits qu’ils vendent, en profitant de leur logistique de livraison pour les collecter. Outre l’aspect écologique, c’est un moyen de fidéliser les clients, voire d’en capter de nouveaux, certains clients pouvant être sensibles à cet argument. Ce type de service tend à se développer pour les emballages réutilisables, les consommables (bureautiques), les chutes de production recyclables et les produits en fin de vie comme les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE).
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| Séparez les dangereux des non dangereux |
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Une fois identifiés, afin qu’ils puissent faire l’objet d’une valorisation ultérieure interne ou externe, via les filières appropriées, les déchets doivent être triés et stockés par catégorie au stade même de leur production. A ce stade, les déchets dangereux doivent être séparés des non dangereux, sinon l’ensemble sera considéré comme dangereux et donc plus coûteux à traiter. Le tri sera effectué en fonction des possibilités de collecte et de valorisation ultérieure. Il est important de noter au passage que pour de nombreuses catégories de déchets (emballages, piles, DEEE, huiles usagées, pneumatiques, etc.) la réglementation rend obligatoire la valorisation… ce qui renforce davantage la nécessité du tri préalable.
Pour cela, il convient de s’organiser efficacement en :
- mettant en place à proximité des postes de travail un bac pour chaque catégorie de déchets à trier. Chaque bac devant faire l’objet d’un marquage visible pour faciliter le tri des opérateurs,
- informant le personnel,
- aménageant des aires de stockage en rapport avec les flux de production.
Pour les déchets non dangereux pouvant être valorisés dans des filières de recyclage une séparation par type de matériau doit être opérée. Il faut donc prévoir un conteneur par type de matériau et pour réduire le volume un compacteur.
Pour les déchets dangereux, ils doivent faire l’objet d’une étude préalable faisant état d’une caractérisation précise des déchets. Ainsi, en matière de collecte :
- pour les déchets solides des bacs de récupération peuvent être placés à côté de chaque poste de travail, la collecte pouvant être automatique grâce à un convoyeur reliant les machines.
- pour les déchets liquides, des rigoles ou un système de tuyaux peuvent être utilisés. Ils doivent ensuite être stockés dans des conteneurs clos, dont l’étanchéité sera régulièrement vérifiée, et posés sur des bacs de rétention.
En matière de stockage des déchets dangereux, tous les conteneurs doivent faire l’objet d’un étiquetage indélébile indiquant les catégories de dangers engendrés et signalant les interdictions relatives aux manipulations, mélanges, etc. De plus, l’aire de stockage doit être protégée des eaux de pluie et éloignée des lieux à risque (ex. les déchets inflammables ou explosifs ne doivent pas être stockés à proximité d’une source de chaleur. Et le site doit être facile d’accès pour les véhicules qui viennent enlever les déchets.
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| De façon générale, il existe 2 grands types de collecte : la collecte multi-matériau pouvant concerner différents types de déchets dirigés ensuite vers un centre de tri, la collecte mono matériau dirigée ensuite vers une filière de valorisation.
Il faut savoir que pour tout chargement supérieur à 500 kg de déchets non dangereux ou de plus de 100 kg de déchets dangereux, l’entreprise a l’obligation de faire appel à un transporteur déclaré en préfecture (décret n°98-679 de juillet 98). Pour le vérifier, l’entreprise peut demander le récépissé de déclaration en préfecture au titre de transport par route de déchets ou le récépissé de déclaration au titre du négoce et du courtage de déchets. D’autre part, comme le Code de l’environnement le précise « les producteurs ou détenteurs de déchets sont tenus d’assurer ou de faire assurer leur élimination dans le respect de la réglementation et dans les conditions propres à éviter tout effet nocif sur l’environnement ». Il est donc recommandé de mentionner dans le contrat ou sur le bon de commande destiné au collecteur que les déchets collectés doivent être dirigés vers des installations de traitement ou de valorisation appropriées.
Aussi, pour certaines entreprises produisant des déchets en trop petites quantités pour pouvoir faire l’objet d’une collecte sélective, il est toujours envisageable d’organiser une collecte à l’échelle d’une zone d’activité ou d’un secteur géographique. De cette manière, chaque entreprise, quelle que soit sa taille ou son volume de déchets a une garantie de débouché pour les matériaux qui auront été triés en interne.
L’environnement est l’affaire de tous. Si la loi fait la distinction entre 2 types de producteurs de déchets, les ménages et les entreprises, dans le premier la responsabilité quant à la collecte et le traitement des déchets est transférée sur la commune, dans le second elle reste sur les épaules des entreprises. Et dans le cas de déchets dangereux, c’est le chef d’entreprise qui est responsable de l’étiquetage (du récipient d’origine à chacun des emballages successifs après transvasement et reconditionnement). Une responsabilité qui n’est pas à négliger.
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| Lexique : |
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BSDD (Bordereau de Suivi des Déchets Dangereux) : formulaire ayant pour objectif d’assurer la traçabilité des déchets dangereux et de constituer une preuve de leur élimination pour le producteur responsable. Formulaire disponible sur le www.ecologie.gouv.fr.
BSDAS (Bordereau de Suivi des Déchets des Activités de Soins) : même objet que le BSDD, dans le cadre des activités de soins. Formulaire disponible sur le www.ecologie.gouv.fr.
DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) : présents dans l’environnement privé et professionnel, pouvant contenir des produits dangereux. Téléphonie, audiovisuel, informatique, bureautique, systèmes de communication…
DI (Déchets Inerte) : déchets ne subissant aucune modification physique, chimique ou biologique importante (ne se décomposent pas, ne brûlent pas, ne produisent aucune réaction chimique ou physique importante). Déblais, gravas…
DIB (Déchets Industriels Banals) : pas inertes, ils ne présentent aucun caractère dangereux ou toxique et sont assimilables aux ordures ménagères. Carton, papier, bois, plastiques, métaux…
DIS (Déchets Industriels Spéciaux) ou DID (Déchets Industriels Dangereux) : déchets présentant un risque particulier car ils sont toxiques, inflammables, explosifs, corrosifs et sont dommageables pour l’environnement. Huiles, solvants, néons, batteries, piles, bombes aérosols… A noter que par extension, les emballages de ces produits sont aussi considérés comme DIS. |
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