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ECOLOGIE : Les DSI se mettent au vert !

La protection de l’environnement est devenue une valeur phare de notre société. Un constat qui ne peut laisser indifférentes les DSI, d’autant que les déchets électroniques sont en effet l’un des principaux gisements de pollution. En parallèle, la nécessaire réduction des consommations d’énergie ne peut demeurer lettre morte…
Autant de questions que n’éludent pas les DSI.

Avec une absence totale de rejet de CO2 du côté des matériels, et des produits immatériels et donc écologiques du côté des logiciels, le secteur informatique a pu se croire pendant longtemps exempt de préoccupations environnementales. Malgré cela, informatique ne rime pas avec écologie. Avec des déchets électroniques en croissance permanente (plus de 6 millions de tonnes en Europe l’an dernier), des équipements qui polluent, chauffent et consomment beaucoup d’énergie (par exemple, les serveurs de la NASA consomment autant d’énergie qu’une ville de 100 000 habitants !), des matériels qui sont peu, voire pas, recyclables, qui utilisent des substances dangereuses et qui, du fait des évolutions technologiques, nécessitent un renouvellement fréquent… L’aspect matériel informatique a un impact sur l’environnement. Faute de motivation, l’attitude des utilisateurs finaux ne fait souvent qu’aggraver le problème : ordinateur laissé en veille, gaspillage de papier (selon Ipsos, les entreprises françaises dépenseraient 400 millions d’euros par an en impressions inutiles), négligences à retourner les cartouches d’imprimante usagées aux constructeurs (seulement 15% des cartouches utilisées en France en 2006 ont été recyclées), résistance à l’achat de matériels recyclés… Face à ce tableau peu réjouissant, les DSI européennes, à l’image de leurs homologues américaines, ne peuvent que réagir.


La contrainte légale !
Une DSI éco-responsable
Réduire la consommation électrique
   
 Zoom sur :   ACHATS DIRECTS : les Fabricants et Prestataires 
 Zoom sur :   LE chiffre ! 


La contrainte légale !
En la matière, le message du législateur est clair et ferme. Ainsi, une palette de directives européennes transposées en droit français oblige aujourd’hui les entreprises à faire évoluer leurs attitudes. A ce titre, on peut noter la directive européenne sur la restriction de l’usage de certaines substances dangereuses ou ROHS (Restriction of Hazardous Substances) qui vise à limiter l’utilisation de six substances dangereuses (plomb, mercure, cadmiun…). Les équipements ne respectant pas ces normes ne peuvent être vendus dans l’Union Européenne. D’autre part, la loi concernant les DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques), entrée en application le 15 novembre 2006, a de lourdes conséquences. Rien qu’en France, les DEEE représentent à eux seuls un tonnage équivalent à celui des véhicules hors d’usage…
Impossible donc pour les entreprises de reculer. Aussi, comment faire face à cette nouvelle donne ? Parmi les solutions, nombre d’entreprises ont mis à contribution leur direction informatique, afin de trouver les moyens de gérer l’enjeu écologique. Car, il faut dire que la division informatique consomme à elle seule énormément de produits électroniques polluants. Elle est donc directement concernée par les réformes imposées par le législateur. Une orientation qui fait de l’environnement et du développement durable une nouvelle dimension du métier de DSI.



Une DSI éco-responsable
Le rôle de la DSI dans ce cadre est multiple. Ainsi, elle se doit de :
- connaître la législation et suivre ses évolutions précisément,
- jouer un rôle pédagogique auprès de salariés pour mettre en place de bonnes pratiques dans l’entreprise (intérêt d’éteindre son ordinateur, utiliser des cartouches recyclables…),
- savoir imposer des technologies et des gestes « écologiques » (dénicher les moyens de mettre en veille après un temps d’inactivité toutes les unités à distance, mutualiser les espaces de stockage…),
- exiger des garanties sociétales au niveau des appels d’offres auprès des fournisseurs (un phénomène qui se développe actuellement aux Etats-Unis),
- opter pour la certification, en s’adressant à des filières agréées de recyclage (ISO 14 001),
- privilégier les sources énergétiques propres quand cela est possible.
Ainsi, côté matériel, il faut valoriser son existant et organiser la fin de vie des matériels obsolètes. Pour cela, il convient de mettre en place des procédures pour centraliser le stockage en vue de leur retraitement, mais aussi pour l’organisation de leur recyclage, sans oublier le recyclage des données avant de se séparer des ordinateurs obsolètes… Côté logiciel, la DSI peut mettre en place un logiciel de reporting environnemental et social répondant aux exigences de la loi relative aux Nouvelles Régulations Economiques (NRE).



Réduire la consommation électrique
Selon une étude menée par Forrester Research en 2007, 85 % des DSI, en Europe comme aux Etats-Unis, prennent conscience qu’ils ont un rôle écologique à jouer. Les premières mesures visent le gisement des économies d’énergie. A titre d’exemple, aujourd’hui, 50 % du budget de fonctionnement des datas centers partent chez les fournisseurs d’énergie. Les matériels doivent évoluer, et beaucoup de fournisseurs s’engouffrent dans cette démarche, mais les comportements aussi…. On estime à 60 % le nombre d’ordinateur restant allumés la nuit. Un travail d’évangélisation s’avère donc nécessaire. Autre levier, l’introduction de critères écologiques dans le cahier des charges a de l’avenir… Ainsi, on peut estimer que d’ici 2009 l’efficacité énergétique d’un serveur sera un critère de choix aussi important que sa performance. Dans le même genre, le recours aux produits labellisés (Energy Star, TCO, etc.), au rendement énergétique des alimentations supérieures à 80 %, etc… sont autant de mesures auxquelles vont s’attacher les DSI. La prise de conscience est effective. Les fournisseurs sensibilisés. Les premières démarches engagées. Autant dire que tous les éléments sont réunis pour que les DSI se mettent au vert !



 LE chiffre !

1 000 milliards de dollars/an ! C’est ce que pourrait coûter la lutte contre le réchauffement climatique selon l’ONU. Un chiffre qui laisse à penser que “ne pas être écologique” est un luxe, inutile autant qu’inabordable !