Déchets, état des lieux

La collecte et le recyclage des déchets sont devenus une préoccupation majeure pour les ménages, les entreprises et les collectivités. Quels sont les différents types de déchets et comment sont-ils répertoriés ? Comment peut-on les trier et comment peut-on les traiter ? Qui fait quoi ?

Collecte sélective
Sur le terrain, tous sont acteurs
Le traitement des déchets
Le catalogue européen
A qui s'adresser ?

Nombreux et divers, les déchets sont souvent méconnus. Pourtant l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) les a répertoriés et quantifiés.
Le principe de leur élimination répond à l’adage désormais connu " Les pollueurs seront les payeurs ". La responsabilité des déchets industriels incombe ainsi à leurs producteurs. Les déchets municipaux, c’est-à-dire les déchets ménagers et les déchets des collectivités locales sont, quant à eux, sous la responsabilité des communes.

Collecte sélective : le tri obligatoire

La maîtrise des déchets commence par une collecte rigoureuse. On a pu ainsi voir se développer depuis quelques années la collecte sélective.
La loi du 13 juillet 1992 lui a donné sa première impulsion, aussi bien pour les déchets ménagers que pour les déchets industriels.

Les déchets ménagers : la loi oblige les entreprises productrices d’emballage soit à financer le tri sélectif, soit à développer leurs propres réseaux de tri.La plupart de ces entreprises finance le tri en adhérant à des organismes privés agréés par l’Etat (Eco-Emballage ou Adelphe). Ceux-ci apportent ensuite leur contribution financière aux pouvoirs publics pour assurer le tri sélectif.

Les déchets industriels : le producteur a pour obligation de contracter avec des organismes récupérateurs. Les entreprises productrices sont tenues de présenter les justificatifs de leurs contrats aux administrations, sous peine d’amende.

Sur le terrain, tous sont acteurs

Sur le terrain, tous sont concernés : entreprises, collectivités et ménages...

Pour les ménages, il existe deux méthodes : l’apport volontaire (le consommateur dépose ses bouteilles dans des conteneurs de verre par exemple) ou le porte-à-porte (la municipalité vient chercher les déchets préalablement séparés dans des conteneurs spécifiques ou dans des sacs plastique de couleur).

Pour les entreprises, il n’y a pas de méthode spécifique. Chaqueentreprise doit optimiser son choix en fonction du coût occasionné, de la complexité du dispositif et de la nature des déchets à traiter. Un producteur de carton ne traitera pas ses déchets de la même façon qu’un producteur de solvants. Il est donc difficile d’établir une règle commune.

Le seul dénominateur commun est que chaque entreprise doit trier ses déchets pour qu’ils puissent être traités.

Le traitement des déchets

Certains déchets peuvent être traités et réutilisés.

Par exemple, le papier se transformera avec de l’eau et des adjuvants en papier recyclé et le verre sera récupéré par les verriers pour être réutilisé.
Les déchets que l’on ne peut pas trier doivent aussi être traités (par exemple toutes les matières organiques comme les résidus de repas). Les méthodes de traitement utilisées le plus couramment sont l’incinération, le traitement biologique et le stockage.

L’incinération avec ou sans récupération d’énergie.
Les déchets sont brûlés dans des fours de grande capacité (une à plusieurs dizaines de tonnes). Les émanations de fumées dues à l’incinération étant polluantes, elles sont filtrées pour capter les dioxines et les métaux lourds. Dans certains cas, la vapeur récupérée est transformée en énergie.

Le traitement biologique et le compostage.
Différentes matières organiques sont broyées ensemble et traitées chimiquement dans une cuve. La matière obtenue, après une longue période de fermentation, donnera un compost qui pourra être directement réinjecté dans les sols. Particularité de cette technique : le gaz que dégage cette opération de traitement peut être transformé en énergie réutilisable.

Le stockage.
• La loi du 13 juillet 1992 prévoit que les "centres de stockage" ne pourront accueillir que des déchets résiduels prétraités appelés encore "déchets ultimes". C’est la fin des décharges traditionnelles.
• Cette pratique présente cependant des inconvénients : volume important, risque de pollution de la nappe phréatique... Il faut donc s’efforcer de valoriser le déchet en amont, c’est-à-dire mettre tout en oeuvre pour que le déchet puisse être réutilisé.
• Une réelle nécessité de formation et d’information s’impose. Les ménages doivent être sensibilisés, les élus locaux et les entreprises doivent poursuivre leur mobilisation... La protection de l’environnement, un des enjeux majeurs du XXIème siècle passe par cette mobilisation.

Le catalogue européen des déchets

L'ouvrage de référence !
Adopté par la France en 1997, il est le document de référence pour l’application de toutes les directives européennes en matière de déchets. Cette bible des “pollueurs” établit une nomenclature précise des déchets permettant de codifier chacun d’entre eux. Chaque code de déchet comporte

6 chiffres définissant :
• sa catégorie d’origine (c’est-à-dire sa provenance),
• son regroupement intermédiaire (la famille de produits à laquelle il appartient. Exemple : le déchet est un solvant, un aérosol, un emballage...)
• sa désignation, c’est-à-dire son nom exact (bouteille en verre, emballage en carton).
Ce catalogue permet de parler un langage commun avec tous nos voisins européens et ainsi de faciliter les démarches de tous types : bordereaux de suivi de déchets, notifications de transferts frontaliers, etc...

A qui s'adresser ?

• ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
27 rue Louis Vicat - 75737 PARIS CEDEX 15
01 47 65 20 00 - www.ademe.fr.

• IFEN : Institut Français de l’Environnement
61 boulevard Alexandre Martin - 45058 ORLEANS CEDEX 1
02 38 79 78 78 - www.ifen.fr.