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| CARTE D'ACHAT L'heure est à la mise en place ! |
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| Avec la publication du décret, n° 2004-1144 le 26/10/04, autorisant les collectivités à avoir recours à une carte d’achat pour exécuter certains marchés publics, l’Etat permet aux collectivités de simplifier et dématérialiser leur chaîne de dépenses… Ce qu’il faut savoir…
Actuellement, la procédure d’exécution de l’achat public se caractérise par sa centralisation, son morcellement (entre plusieurs acteurs intervenant entre l’auteur de la commande et le fournisseur), la production et la circulation de documents papiers divers sur l’activité de commande de chaque service. Des procédures souvent longues, coûteuses et préjudiciables tant aux partenaires du service public (fournisseurs), qui en subissent les coûts et les délais, qu’au personnel des services (critique particulièrement avérée pour les achats de petits montants ou non stratégiques : produits standards, fournitures de bureau, services, réservations de voyage, divers produits d’entretien ou de réparation… en somme tous produits ne contribuant pas directement à la mission de l’organisation, mais essentiels pour le maintien de son activité). En effet, on constate que les achats de moins de 150 € représentent pour les services de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics, plus des 2/3 de leur activité de commande, mais seulement… 4% de la valeur des achats ! Une situation à mettre en parallèle des études préalables menées par la Direction Générale de la Comptabilité Publique qui estime que le traitement d’une commande publique - commande proprement dite et exécution du paiement - génère un coût fixe de l’ordre de 80 €, coût qui croit ensuite progressivement en fonction du montant de l’achat. Il faut que le montant de la facture atteigne 1500 € pour que le coût complet de la commande représente moins de 5 % du montant de la facture.
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| Le parti pris de la Carte d’achat… |
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S’inscrivant dans un contexte global de professionnalisation de l’achat public et des procédures d’achat, le fonctionnement de la carte d’achat, dont le décret d’application (n° 2004-1144) a été publié le 26 octobre 2004, repose sur les principes suivants :
▪ Contractualisation : la carte porte des budgets prédéterminés, est utilisable chez des fournisseurs référencés par l’entité publique et est paramétrée pour éviter les franchissements de seuil.
▪ Délégation : l’agent public détenant une carte se voit déléguer un droit de commande, il est ainsi placé au cœur du système de validation.
▪ Contrôle a posteriori : la hiérarchie contrôle des reporting globaux.
Un concept qui rappelle celui des cartes essence… |
| Le mode de fonctionnement |
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| Se présentant comme une carte de crédit classique, la carte d’achat fonctionne sur la base de relations bilatérales techniques et/ou commerciales entre 4 acteurs :
▪ Acheteur public / fournisseur : le fournisseur doit obligatoirement être référencé, cela signifie qu’il est inclus dans une liste finie de prestataires auprès desquels l’acheteur public commande. Cette liste est établie par le service « achats » et tous les agents doivent s’y référer…
▪ Fournisseur / opérateur (bancaire) de carte d’achat : le commerçant doit adhérer au réseau de l’opérateur bancaire.
▪ Acheteur public / opérateur (bancaire) de carte d’achat : relation pouvant faire l’objet d’un marché de services, cette relation est impérative car c’est l’opérateur bancaire qui délivre les cartes d’achat.
▪ Acheteur public / comptable public d’une part et opérateur (bancaire) de carte d’achat / comptable public d’autre part.
Une fois ces relations définies, l’opérateur bancaire délivre les cartes aux agents que l’acheteur public juge utile de doter. De suite, les agents peuvent commander directement auprès des fournisseurs, par tout moyen convenu par l’acheteur public. Un système informatique implanté par l’opérateur bancaire chez le fournisseur vérifie, avant l’enregistrement définitif, que le porteur de la carte est habilité à passer commande. Une fois la commande autorisée, le fournisseur procède à la délivrance ou à la livraison du bien ou du service, et transmet à l’opérateur bancaire les données détaillées de sa prestation… L’opérateur bancaire lui avance alors les fonds correspondant à la facture émise et stocke les données de facture qui lui ont transmises. Puis, il présente périodiquement à l’ordonnateur l’ensemble des données de facture qu’il a collecté… Des données qui sont mandatées pour paiement par le comptable public.
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| Un mode de fonctionnement qui a fait ses preuves… |
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| Un tel mode de fonctionnement a fait l’objet, on s’en doute, d’une étude « grandeur nature ». Une expérimentation, menée en 2002 et 2003 sur neuf sites pilotes, a montré que la mise en place d’un programme carte d’achat nécessite une réflexion fond sur les processus de commande et de paiement, avec l’implication d’un chef de projet qui devra suivre une méthodologie qui a fait ses preuves dans d’autres organisations, avec des tâches précises à réaliser dans un ordre précis (lire encadrés). D’autre part, la commande par carte d’achat en apportant la dématérialisation et l’automatisation de nombreuses tâches, présuppose un équipement technique et une révision des processus de traitement et de facturation des fournisseurs… qui de ce fait ne seront prêts à franchir le pas que, outre un délai de paiement réduit (de 90 jours à quelques jours avec la carte d’achat) dans la mesure où d’importants flux de commande seront générés par l’ensemble des acheteurs publics… et privés.
De plus, l’expérience menée a montré que les agents publics porteurs de Carte d’achat étaient des utilisateurs satisfaits… La Carte d’achat les responsabilise, leur permet de satisfaire plus vite leurs besoins professionnels et d’assurer ainsi, au mieux, leur mission. Elle leur simplifie l’exercice de leur activité, en s’affranchissant des complexités des processus antérieurs.
En conclusion, on le voit, l’usage de la carte d’achat est particulièrement recommandé dans le cadre de marchés publics de biens et services simples et récurrents… et offre de nombreux avantages tant en gain de temps qu’en matière économique, ce tant pour les collectivités que pour les fournisseurs. Des avantages qui devraient permettre une mise ne place rapide de ce système.
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| Zoom |
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Comment mettre en place un programme de Carte d’achat ?
Outil de gestion, la mise en place d’un programme carte d’achat nécessite une analyse préparatoire, afin d’appréhender au mieux l’intérêt à adopter ce système et arrêter clairement vos attentes. Ordre et méthode prévalent en la matière, afin de déterminer son périmètre au sein de la collectivité !
▪ Etablir la cartographie des achats de petits montants :
Il s’agit de l’analyse de la nature, du nombre et du montant des achats de petits montants ne résultant pas seulement des bons de commande et factures. Une analyse qualitative des concentrations internes de commandes est aussi nécessaire. La cartographie doit aussi s’intéresser aux fournisseurs, car le référencement des fournisseurs est nécessaire. Il convient donc de chercher en priorité les achats récurrents chez un même fournisseur. Une telle cartographie va permettre de déterminer les achats pour lesquels la mise en place de la carte d’achat est prioritaire.
▪ Analyser les processus de commande et de paiement :
Ici, il convient de partir de la réalité, d’entrer dans le détail concret et de ne pas oublier d’interroger les agents ayant des besoins quotidiens pour réaliser leur mission. De la description du processus ressort un certain nombre d’idées permettant une mise en place efficace de la carte d’achat.
Une fois ces études réalisées, et lorsque les fournisseurs sont sélectionnés par appels d’offres, la collectivité doit introduire dans son cahier des charges une clause ou une question relative à l’exécution des commandes passées au moyen de la carte d’achat.
Enfin, il convient de savoir qu’un programme de carte d’achat suppose la conclusion d’un marché de prestation de services passé avec une banque ou un établissement financier, habilité à émettre des cartes d’achats. Ce marché est soumis aux règles de passation classique et sa formation doit être conforme aux dispositions du code des marchés publics. |
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