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| Quels investissements pour les enfants ? |
Les enfants sont au cœur des préoccupations des élus et techniciens en charge de la politique de l’enfance. Car, pour que les enfants jouent, se déplacent, s’instruisent, se sociabilisent... les acteurs du monde de l’enfance sont en première ligne ! Leur but ? Mettre en place les équipements et services les mieux adaptés à nos chères têtes blondes...
En 2008, la tranche d’âge des 0-14 ans représente, en France, 18,7 % de la population. 80 % d’entre eux vivent en milieu urbain. Un univers au sein duquel, ils doivent se déplacer, bénéficier des services de garderies, s’instruire, se dépenser, se restaurer... C’est pourquoi l’enfant est au cœur des priorités des villes. C’est aussi une des raisons qui fait qu’aujourd’hui plus de 150 villes en France ont rejoint le réseau “Ville amie des enfants (lire encadré). De telles préoccupations s’expliquent naturellement par ce que les enfants sont “partout” dans la ville. |
Ainsi, l’enfant appréhende la ville, au sens de la collectivité, dès son plus jeune âge. De fait, offrir des modes d’accueil à la carte, adaptés au rythme des parents et garantissant l’épanouissement des enfants est un des défis que doivent relever les élus et techniciens locaux. Aujourd’hui, les deux parents travaillent. L’évolution des conditions de vie et les municipalités ne se contentent plus de prestations simples... tout en garantissant des conditions d’hygiène, de santé, de confort optimal. Ainsi, bon nombre de collectivités se tournent vers des réalisations dites à “Haute Qualité Environnementale (HQE®)”. Cette démarche permettant d’assurer que les nouveaux bâtiments soient à la fois des lieux d’accueil et de vie pour les enfants. Elle prend en outre en compte des éléments de sécurité, de tranquillité et de salubrité. Ainsi, les maîtres d’œuvre doivent être tout autant attentifs à :
• la qualité de l’air ambiant
• aux sources de contaminations bactériennes
• l’ambiance sonore
• aux garanties contre les risques d’accidents.
Un mouvement qui prévaut aussi bien pour la réalisation des écoles et collèges, que pour l’ensemble des espaces publics dédiés aux enfants : ludothèque, médiathèque, bibliothèque, musées, etc. |
Les plus grands, quant à eux, disposent de multiples activités, allant de l’école aux aires de jeux... Encore faut-il qu’ils se déplacent pour en profiter. Avec le trafic des centres urbains, les dangers sont partout. D’où l’obligation, pour les collectivités, de réaliser des aménagements sécurisés. Parmi ceux-ci on trouve des aménagements visant à protéger “l’enfant piéton” :
• Séparer le trafic routier des piétons : en définissant comment partager la rue entre les piétons et les véhicules, en installant des barrières le long des trottoirs aux endroits sensibles (devant les écoles, les crèches, les jardins publics, les équipements sportifs et culturels, etc.) et en prévoyant des allées, des espaces piétons comme aires de jeux...
• Réorganiser la circulation : en aménageant les intersections, en mettant en place des refuges au milieu des chaussées larges, en favorisant les sens uniques et en limitant la vitesse via l’installation de ralentisseurs, de passages protégés, de ronds-points...
• Renforcer la signalisation : en l’adaptant mieux aux différents usagers, en coordonnant les feux et en étudiant leurs intervalles, en installant un revêtement de chaussée bruyant à proximité des passages piétons... |
| Bien protégés lors de leurs déplacements, les enfants peuvent aller s’amuser, courir, grimper, s’aérer... soit autant d’activités proposées par les aires de jeux et de loisirs. En réalisant une aire de jeux, la commune reconnaît l’enfant en lui accordant une place dans l’espace public. Idéales pour l’appréhension de la vie en société des enfants, elles doivent aussi lui permettre de jouer seul... Et offrir un panel de jeux en fonction de différents âges. Lieux familiaux par excellence, ces aires doivent également permettre aux parents de pouvoir s’installer pour surveiller en toute quiétude leur progéniture. C’est pourquoi l’installation de bancs publics est incontournable, tout comme celle de poubelles pour la collecte des reliefs des goûters ! En veillant à l’adéquation de l’offre à la population enfantine de leur commune, à la diversité des fonctions ludiques, des équipements et des lieux d’implantation, à l’adaptation aux spécificités de leur collectivité, certaines communes se sont vues attribuées le label “Ville ludique” (organisé notamment par la Fédération Française des Industries du Sport et des Loisirs). La diversité et la richesse des jeux proposés ne doivent cependant pas faire oublier que les aires de jeux sont aussi des lieux à risques. Aussi, la sécurité des aires de jeux passe obligatoirement par un entretien des sites et la maintenance des équipements. Autant d’opérations complexes qui relèvent d’une organisation qui se doit d’être sans faille. |
| Dernier point important et pas des moindres, la restauration ! Chaque jour, pas moins de 6 millions d’élèves s’attablent à la cantine de leurs écoles. Ce qui représente un milliard de repas servis par an ! L’alimentation étant un point crucial pour l’évolution des enfants, la restauration scolaire est soumise à des directives strictes. Sans oublier que face aux “nouveaux risques” (allergies, obésité) les parents réclament une totale transparence sur l’origine des produits, l’hygiène des locaux et l’équilibre des repas. De plus, on assiste aujourd’hui à une évolution des cantines. En disant adieu aux lieux bruyants et tristes, en réalisant des espaces conviviaux, acoustiquement bien conçus et ludiques (mobilier coloré et adapté), les collectivités répondent aux désirs des parents autant qu’à ceux des enfants qu’elles accueillent. |
| S’instruire, se cultiver... |
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| Tous ces équipements et services (et il y en a bien d’autres ! Ludothèques, bibliothèques, médiathèques, musées, etc.) permettent, in fine, de mettre l’enfant au cœur de la ville. L’apprentissage de la vie en collectivité passe par là. Mais si les enfants aujourd’hui pèsent autant sur la décision publique et donc sur les budgets de la collectivité, ce n’est sans doute pas tant pour en faire de“futurs bons électeurs”, ni seulement pour les sociabiliser, mais aussi pour garantir à leurs parents un maximum de confort dans leur vie de tous les jours... |
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| Villes amies des enfants : les villes s’engagent au quotidien ! |
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Lancée, en 2002, par l’UNICEF France en partenariat avec l’Association des Maires de France (AMF), le concept “Ville amie des enfants” réunit, en 2008, plus de 150 villes françaises. “Ville amie des enfants” a pour objectif de promouvoir l’application des droits des enfants dans les villes qui s’engagent à :
• rendre leur ville toujours plus accueillante et accessible aux enfants et aux jeunes, à améliorer leur sécurité, leur environnement, leur accès à la culture et aux loisirs ;
• promouvoir l’éducation des enfants et des jeunes au civisme et leur insertion dans la vie de la cité par leur participation à des structures adaptées, où ils seront écoutés et respectés ;
• faire mieux connaître la situation des enfants dans le monde et développer un esprit de solidarité internationale ;
• promouvoir la Convention Internationale relative aux Droits de l’enfant ;
• organiser chaque année avec l’UNICEF, le 20 novembre, une grande manifestation au travers de la journée nationale des droits de l’enfant.
Ainsi, les “Villes amies” des enfants et les comités départementaux de l’UNICEF peuvent mettre en œuvre ensemble un plan de travail annuel et des réunions pour faire de ce partenariat un véritable atout au service du développement de la vie locale. Pour en savoir plus, www.villesamiesdesenfants.com
Pour en savoir plus, www.fifas.com
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